Désacraliser
revenir vers l'absurde
larguer les amarres du sérieux conventionnel
* Résurgences, visions, collecte, idées lumières, et textes inspirés...
Quand je veux
2 visages qui s'embrasent, s'aiment et se connaissent
une lune d'or se lève auréolée d'un nuage élancé affuté
les hulottes chantent aux vents des cimes
unisson des grillons qui vibrent ivres
dans l'harmonie des arbres aux silhouettes danseuses
va la planète est encore sereine
(pour combien de temps?)
L'homme enturbanné, banni, conserve sa culture
L'homme momifié est déjà malade avant la mort
L'homme enrubanné n'a jamais compris les guirlandes du temps
L'homme emmitouflé ne savait pas l'immensité du désert des impossibilités
L'homme COURONNÉ???
Corps blanc sur du papier noir
Linceul
Grimace des membresJe m'aggripe aux ronces
Pour ténacité, endurer
L'adversité echardée
Manger le chardon
Empalé dans les branchages
Avec cette obscurité
Trappé en caverne
Démangé par l'envie de comprendre la réalité...
Ma faible réalité
Malheur a celui qui étouffe le crocodile
Désir d'émeraude, mais tenaille goulue
La dent du jaloux est en deuil
Malheur à celui qui l'étreint
Le manche et non l’épieu
Féconde face à la lance qui saigne
Et les hommes recroquevillés dans le ventre de la falaise
Mourront sans revoir le renard pâle
Le cadavre pourrit
Tout le monde ne saurait être forgeron, attiser le Feu
En pays dogon, en pays dogon
Un monde nuit, vague, submergé par l'insomnie et tous les rêves s'évanouissent, fondent dans une angoisse qui use les tissus restant d'une jouvence maintenant dépassée. Et la poésie sans lumière sans ouverture qui offre un air frais et vitalisant, s'éteint, s'étiole. Plongée, apnée où les idées et les rêves ne peuvent plus circuler